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Georges S.

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Découvrez notre blog et nos derniers articles sur les diagnostics immobiliers, la réglementation et les conseils pratiques.

À LA UNE
Location et sécurité sanitaire : cap sur le diagnostic amiante
11 juin 2026

Location et sécurité sanitaire : cap sur le diagnostic amiante

Le diagnostic amiante en location bientôt obligatoire ? Depuis de nombreuses années, la question de la présence d’amiante dans les logements mis en location suscite débats et préoccupations. Longtemps attendue, l’obligation de fournir un diagnostic amiante dans le cadre des locations pourrait enfin voir le jour dès le début de l’année 2027. Bien que la loi Alur, en 2014, ait posé les bases de cette obligation, l’absence de texte d’application avait jusqu’ici freiné son instauration. Aujourd’hui, la publication d’un projet de décret vient relancer cette démarche, et plusieurs acteurs nationaux ont été consultés pour préciser les contours de cette mesure. Qui est concerné par ce futur dispositif ? Les logements visés par cette nouvelle réglementation seraient ceux dont la construction a débuté avant le 1er juillet 1997, c’est-à-dire avant l’interdiction de l’utilisation de l’amiante dans le bâtiment. À l’instar de la vente immobilière, ce diagnostic viendrait s’ajouter aux documents à fournir lors de chaque signature de bail. La méthode retenue pour la recherche de matériaux amiantés devrait suivre les mêmes lignes directrices que celles utilisées lors d’une vente de bien immobilier, assurant ainsi cohérence et sécurité dans la détection de cet agent dangereux. Les impacts pour les propriétaires et le secteur immobilier Ajout du contrôle amiante dans le dossier technique remis au locataire. Obligation d’informer plus efficacement les futurs occupants sur les risques identifiés. Exigence de vigilance accrue concernant les logements anciens pour éviter toute exposition non détectée. Nécessité d’anticiper la constitution des dossiers avant toute mise sur le marché locatif. Autre aspect important : la procédure impliquerait également l’information, lors de la remise du dossier, sur les dangers liés à d’éventuels travaux ou opérations de bricolage dans les lieux où la présence d’amiante est avérée. Un enjeu de santé publique majeur L’amiante, matériau utilisé dans le passé pour ses qualités techniques, est aujourd’hui reconnu pour sa toxicité lorsqu’il est altéré : les fibres libérées représentent un véritable danger pour la santé, notamment en cas d’inhalation. C’est pourquoi cette avancée réglementaire vise surtout à protéger les habitants et à prévenir les risques lors de travaux de rénovation ou de dégradation des matériaux concernés. Anticiper dès maintenant les évolutions réglementaires Les propriétaires, bailleurs et professionnels de la gestion immobilière sont invités à se tenir informés de l’évolution du calendrier réglementaire. Se préparer dès aujourd’hui permet non seulement de sécuriser les locations à venir, mais aussi de se conformer aux futures exigences en matière de sécurité et d’information des occupants. Faire appel à des diagnostiqueurs spécialisés constitue une démarche judicieuse pour assurer la conformité des dossiers et protéger la santé de tous.

RGA, une nouvelle donnée essentielle dans vos projets immobiliers
25 mai 2026

RGA, une nouvelle donnée essentielle dans vos projets immobiliers

Comprendre le phénomène du retrait-gonflement des argiles Le retrait-gonflement des sols argileux, souvent désigné sous le sigle RGA, correspond à une réaction naturelle des sols argileux sous l’effet des variations de l’humidité. En période de sécheresse, ces sols se contractent, tandis qu’ils se dilatent avec la pluie ou l’humidité. Ces changements de volume peuvent provoquer des altérations au niveau des structures construites, allant des fissures jusqu’à des défauts plus importants dans certains bâtiments. L’intensification des épisodes de sécheresse constatée ces dernières années tend à accentuer l’importance de ce phénomène sur le territoire français. Une cartographie renouvelée pour 2026 Face à l’évolution du climat et à la recrudescence de sinistres liés au RGA, l’État a décidé de réactualiser la cartographie nationale du risque de retrait-gonflement des argiles. Ce nouvel outil, qui sera mis en application à partir du 1er juillet 2026, a été conçu pour offrir une vision plus précise et actuelle des zones potentiellement exposées. Dans cette version révisée, de nouvelles données ont été intégrées, comme l’augmentation des périodes de sécheresse, la progression des dégâts constatés et la connaissance améliorée des caractéristiques des sols. Cet ajustement important fera passer la proportion du territoire classé en exposition moyenne ou forte à environ 55 %, contre 48 % auparavant. Cette cartographie deviendra l’un des documents de référence incontournable pour toutes les transactions immobilières ou les projets de construction à partir de son entrée en vigueur. Consulter l’exposition d’un bien au RGA Il est essentiel pour les particuliers comme pour les professionnels de consulter la situation d’un bien par rapport au RGA. Pour cela, la plateforme officielle Géorisques met à disposition une carte interactive permettant d’identifier rapidement le niveau d’exposition d’un terrain ou d’un logement. Cette démarche permet d’obtenir des informations fiables et facilement accessibles sur le site géorisques.gouv.fr . Incidences pour les bâtiments et précautions à prendre Se trouver sur un sol argileux ne signifie pas forcément que le bâti sera vulnérable. Souvent, il suffit de prévoir des adaptations lors de la construction ou de la rénovation. L’essentiel est de tenir compte du risque identifié afin de choisir les bonnes techniques : études de sol préalables, choix des fondations adaptées et respect des préconisations spécifiques à la zone. Les habitations situées dans une zone RGA construite dans le respect de ces prescriptions présentent peu de désordres. Conséquences pour les acheteurs et vendeurs Dans le cadre d’une vente immobilière, le RGA doit obligatoirement figurer au sein de l’État des Risques et Pollutions (ERP), un document à fournir dès la première visite du bien. Ce dossier a pour but d’informer de manière transparente les futurs acheteurs ou locataires sur les risques naturels, dont fait partie celui du retrait-gonflement des argiles. Cette information permet ainsi à chacun de prendre des décisions en toute connaissance de cause. Les terrains à bâtir face au RGA Pour les projets de construction sur des terrains non bâtis, la connaissance du RGA prend une dimension particulièrement importante. En fonction du niveau de risque identifié, il pourra être conseillé – ou imposé – de réaliser des études de sol spécifiques, d’adapter la profondeur et le type de fondations ou encore de suivre des recommandations techniques précises. Ces solutions permettent de garantir la durabilité des constructions et de minimiser le risque de désordres futurs. A retenir Intégré de façon croissante dans les démarches de vente, d’achat et de construction, le RGA n’est pas un obstacle, mais une donnée supplémentaire à prendre en compte pour sécuriser vos projets immobiliers. La nouvelle cartographie qui entrera en vigueur en 2026 offre une meilleure visibilité sur l’exposition des territoires français, permettant d’anticiper les risques et d’adopter les bonnes pratiques dans votre démarche immobilière.

Refroidissement, orientation et DPE : toutes les nuances du diagnostic
24 avril 2026

Refroidissement, orientation et DPE : toutes les nuances du diagnostic

Les cinq aspects fondamentaux du DPE Lorsqu’un technicien effectue un diagnostic de performance énergétique (DPE), il s’appuie sur une analyse approfondie de cinq grands postes de consommation dans le logement. Ce procédé ne se limite pas à l’examen des équipements de chauffage : il simule la totalité du fonctionnement énergétique du bien sur une année, selon des usages types. Cette approche globale permet d’établir une estimation fidèle de la consommation totale. Le chauffage : Ce volet concentre souvent la plus grande part de la consommation, notamment dans des bâtiments anciens dépourvus d’isolation performante. Les éléments pris en compte incluent le type de système (gaz, électricité, pompe à chaleur, etc.), son efficacité et la qualité de l’enveloppe du logement (murs, vitrage, toiture). C’est ici que les marges d’amélioration sont généralement les plus élevées. L’eau chaude sanitaire : La production d’eau chaude se situe au deuxième rang des postes mesurés. Son impact dépend en grande partie de l’énergie utilisée : par exemple, un chauffe-eau électrique traditionnel consomme bien davantage qu’un modèle thermodynamique, ce qui influence sensiblement la classe énergétique attribuée. Le refroidissement : Lorsque la résidence est équipée pour la climatisation (comme une pompe à chaleur réversible), ce poste est calculé. Mais même en l’absence d’appareils spécifiques, le diagnostic tient compte de la capacité du logement à résister aux hausses de température en été, en évaluant l’orientation, l’isolation du toit, l’inertie des matériaux ainsi que la présence de protections solaires. L’éclairage : Pour ce poste, le calcul s’appuie sur des valeurs standards, sans distinction du type de lampes installées, puisque cet équipement est susceptible d’être remplacé aisément au cours de la vie de la maison. Les auxiliaires : Cette catégorie regroupe les dispositifs fonctionnant continuellement tels que les systèmes de ventilation, les pompes de circulation ou les régulateurs. Bien que discrets, ils peuvent influencer la consommation globale, en particulier dans les logements dotés d’appareils vétustes. Calcul de la note : double étiquette, double enjeu Au terme de l’évaluation de ces cinq postes, le logiciel dédié délivre une double notation. La première classe le bien selon sa consommation d’énergie primaire (exprimée en kWhep/m².an), et la seconde reflète les émissions de gaz à effet de serre (en kgCO₂eq/m².an). La classe finale attribuée correspond toujours à la moins bonne de ces deux évaluations. Cette méthode a une incidence concrète : ainsi, un appartement fonctionnant au gaz peut afficher une consommation correcte tout en ayant un mauvais score climatique à cause de fortes émissions de CO₂. À l’inverse, l’électricité, historiquement pénalisée par un coefficient de conversion élevé, bénéficie depuis janvier 2026 d’un abaissement de ce coefficient de 2,3 à 1,9, ce qui améliore automatiquement la classe énergie de nombreux biens électriques – sans modifier les données relevées lors du DPE d’origine. Conséquences pour les propriétaires et locataires Dorénavant, les détenteurs de logements électriques peuvent obtenir gratuitement une attestation de nouvelle note via le portail de l’ADEME. Ce justificatif, mis à jour avec le nouveau coefficient, permet parfois à un bien initialement non louable de retrouver sa conformité, sans intervention ni nouveau passage d’expert. Depuis le 1er janvier 2025, il n’est plus possible de louer des logements classés G lors de la création ou du renouvellement d’un bail. Ceux classés F seront également concernés par cette interdiction à partir de 2028. Par ailleurs, la vente d’une maison individuelle classée F, E ou G implique la réalisation d’un audit énergétique complémentaire au DPE, détaillant les solutions de rénovation étape par étape. Pour bien anticiper ces évolutions et optimiser la mise en location ou la vente de son logement, il reste donc essentiel de bien comprendre la répartition de ses consommations et l’influence de chaque poste sur la notation finale.

Prélever de l’amiante : innovations dans les équipements de protection
27 mars 2026

Prélever de l’amiante : innovations dans les équipements de protection

L’amiante, un enjeu central pour la sécurité sur les chantiers Dans le secteur du bâtiment, l’amiante demeure une préoccupation majeure, tant sur le plan sanitaire que règlementaire. Lorsqu’un doute subsiste quant à la présence de ce minéral, il devient crucial de procéder à une identification précise pour protéger aussi bien les occupants que les intervenants. Le prélèvement d’échantillons potentiellement amiantés constitue une étape incontournable dans toute démarche de diagnostic. Cette opération délicate doit répondre à des normes très strictes, sous peine de risques importants pour la santé et de conséquences juridiques sévères. Processus réglementé et protection renforcée Lorsqu’un matériau ou un produit susceptible de contenir de l’amiante (appelé MPCA) doit être analysé, la loi impose une méthodologie rigoureuse. Selon la classification des matériaux, appelée liste A ou B, le protocole varie. Les éléments de la liste A exigent systématiquement une analyse en laboratoire en l’absence de preuve formelle ou d’un marquage adéquat. Pour ceux de la liste B, la décision de prélever repose sur l’expertise de l’opérateur, mais un prélèvement reste fortement conseillé afin d’éviter toute erreur d’appréciation. Les dernières avancées dans les équipements de prélèvement La sécurité lors des prélèvements d’amiante repose désormais sur des dispositifs spécialement conçus pour prévenir la dispersion des fibres. Les opérateurs utilisent des outils à filtration intégrée et des systèmes d’aspiration localisée qui limitent l’exposition. Ces innovations réduisent les risques de contamination environnementale et protègent efficacement les professionnels durant toute l’intervention. Tenues de protection renforcées (combinaisons à usage unique, gants étanches, masques à haut pouvoir filtrant) Matériel de prélèvement à usage unique ou désinfectable Dispositifs d’aspiration portatifs qui minimisent la dispersion des poussières Ces développements accélèrent la sécurisation des sites et apportent une réponse concrète aux exigences croissantes de la réglementation. Analyse en laboratoire et certification des résultats Après le prélèvement, les échantillons sont envoyés dans des laboratoires agréés où ils font l’objet de tests par microscopie électronique ou optique. Cette étape est indispensable pour obtenir une preuve fiable et juridiquement opposable quant à la présence, ou non, d’amiante. Certains matériaux bénéficient d’un marquage clair : “AT” pour indiquer la présence d’amiante, “NT” pour certifier son absence. À défaut de marquage ou de documentation, seul un prélèvement suivi d’une analyse permet de trancher. Précision du diagnostic et conséquences juridiques L’exactitude du diagnostic dépend essentiellement de la qualité des prélèvements et du respect des protocoles. Les erreurs d’interprétation peuvent conduire à des litiges importants. Des décisions récentes ont rappelé que des diagnostics erronés, fondés uniquement sur une expertise visuelle sans analyse, ont parfois mené à des travaux de désamiantage inutiles et coûteux. Un exemple marquant concerne un cabinet ayant mal identifié la nature de dalles de sol, entraînant une condamnation pour diagnostics infondés. Cet épisode souligne l’importance de recourir à des prélèvements objectifs pour éviter toute mise en cause juridique. Pourquoi l’innovation dans la protection est essentielle Dans un contexte où la réglementation se durcit et où la vigilance sanitaire s’accroît, s’équiper d’outils de prélèvement innovants n’est plus une option. Un prélèvement fiable protège non seulement les intervenants mais constitue aussi la garantie d’un diagnostic incontestable. Pour chaque chantier, la combinaison d’une maîtrise technique avancée et d’une infrastructure adaptée est la clé pour sécuriser les opérations et rassurer tous les acteurs concernés. La maîtrise des nouveaux équipements de protection lors des prélèvements d’amiante s’impose pour prévenir tout risque, assurer la conformité légale et éviter des conséquences financières potentiellement graves.